“On avait peur de Hassan II, aujourd'hui on a peur pour Mohammed VI”, répétait souvent l'homme de la rue, à l'accession au trône du jeune roi. Justement parce qu'il était craint, Hassan II rassurait aussi : on savait le pays tenu par une poigne de fer et on le croyait protégé par la baraka de son souverain. Mais voilà maintenant neuf ans que Hassan II a passé l'arme à gauche, laissant le Maroc orphelin de son “Sauveur” et de son “Réunificateur”, comme il se plaisait lui-même à se désigner.