La prison d'Inzegane a connu dernièrement un événement plutôt insolite quand les prisonnières ont dénoncé l'une des leurs pour son «manque de féminité».
Mahjouba est une prisonnière hors norme. Arrêtée en août dernier pour ivresse sur la voie publique, vente d'alcool, détention et commerce de drogue, elle a attendu 8 mois avant d'être transférée de la prison de Taroudant à celle d'Inzegane en attendant d'être jugée par la Cour d'appel d'Agadir.
De nature réservée, Mahjouba, 31 ans, originaire de la région d'Al Gardane, province de Taroudant, passait le plus clair de son temps seule, évitant tout contact avec ses co-détenues. «Elle» recevait des visites régulières des membres de sa famille qui l'appelaient «Mahjouba».
Ce sont ses co-détenues qui vendront la mèche après avoir découvert le pot aux roses. Mahjouba n'est pas Mahjouba, mais un homme manqué. Les autorités pénitentiaires se sont mobilisées, les contrôles, examens, radios confirmeront les doutes des détenues. Mahjouba est bel et bien un homme dont la masculinité n'était pas marquée à la naissance.
Selon des informations, la fausse Mahjouba a vécu toute sa vie sous la peau d'une femme. Compte tenu de la spécificité de son cas, la Direction de la prison d'Inzegane a jugé bon de l'isoler dans une cellule individuelle en attendant sa comparution devant la Cour d'appel d'Agadir.
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