Les statistiques publiées dans un récent rapport du Ministère tunisien du Développement montrent que le taux de pauvreté dans le pays a baissé, passant de 4,2 pour cent en 2005 à 3,8 pour cent aujourd'hui. La classe moyenne a connu une forte augmentation au cours de la même période, passant à 81,1 pour cent de la population, contre 77,6 pour cent en 2000.
Le Ministère tunisien du Développement a fait savoir récemment que le taux de pauvreté dans le pays était tombé à 3,8 pour cent, contre 4,2 pour cent en 2005. Le rapport du ministère précise que 376 000 personnes vivent toujours en-dessous du seuil de pauvreté en Tunisie.
Lors d'une conférence de presse organisée mardi 24 juillet, Mohamed Nouri Jouini, Ministre du Développement et de la Coopération Internationale, a déclaré que l'Institut National du Recensement avait utilisé de nouvelles méthodes pour déterminer les chiffres de la pauvreté dans le pays. Selon les nouvelles normes tunisiennes, toute personne gagnant moins de 400 dinars par an est considérée comme vivant en-dessous du seuil de pauvreté.
Cette enquête, portant sur un échantillon de près de 13 400 familles représentant l'ensemble des catégories sociales et professionnelles, a montré une forte augmentation de la classe moyenne, qui représente aujourd'hui 81,1 pour cent de la population, contre 77,6 pour cent en 2000. Le nombre total de personnes appartenant à cette classe a augmenté de 500 000 personnes durant la même période.
Selon M. Jouini, cette extension de la classe moyenne "reflète les efforts de la Tunisie pour promouvoir le développement social par le biais du développement économique, en particulier le niveau des allocations sociales, qui représentent 300 dinars par mois par famille, et le niveau de subvention, qui atteint 3 pour cent du produit intérieur brut".
Le ministre a expliqué que cette étude, conduite par l'Institut National du Recensement, une institution gouvernementale, avait également permis de constater une augmentation des dépenses moyennes par famille, qui représentaient 8 211 dinars par famille, tandis que les dépenses moyennes par individu sont de 1 820 dinars par an.
Ce rapport a été publié après une déclaration faite le 2 juillet par Omar Nkhili, directeur du Programme des Nations-Unies pour le Développement en Tunisie, dans laquelle il affirmait: "Le Programme des Nations-Unies pour le Développement se félicite des efforts importants mis en oeuvre par la Tunisie pour atteindre les Objectifs du Millénaire", que les principaux dirigeants de la planète avaient définis en 2000 et qui visent à réduire de moitié le taux de pauvreté dans le monde d'ici 2015. M. Nkhili avait déclaré que le rapport périodique sur ces Objectifs du Millénaire indiquaient cette année que la Tunisie avait réussi à faire baisser son taux de pauvreté. "Nous sommes confiants dans le fait que la réduction du taux de pauvreté atteindra 1,5 pour cent d'ici 2015."
En 1992, le gouvernement tunisien avait créé un fonds de solidarité nationale destiné à améliorer les conditions de vie des habitants des régions marginalisées et à mettre fin à leur isolement.
Les recettes du "Fond 2626" proviennent de dons de citoyens privés et d'institutions. Une journée nationale de ce fonds, le 8 décembre de chaque année, a été mise en place pour recruter des citoyens et des institutions publiques et privées en vue de la collecte de l'assistance financière pour soutenir ce programme.
Le rapport présenté par le ministre a également montré que les dépenses moyennes des individus avaient augmenté à un rythme annuel de 6,5 pour cent en prix actuels (3,8 pour cent en prix constants, base 1990) durant la période 2000-2005. M. Jouiri a souligné que Tunis avait enregistré la plus forte augmentation des dépenses individuelles moyennes, estimées à 2 390 dinars par an, suivi de la région du centre-est, avec 2,084 dinars par personne et par an. En revanche, la région du centre-ouest a enregistré le plus faible montant de dépenses, à 1 138 dinars par an.
L'alimentation a été la catégorie en tête des dépenses familiales, représentant 34,8 pour cent du total des dépenses en 2005. Les dépenses de logement ont suivi, avec une moyenne de 414 dinars par personne et 22,8 pour cent du total. Les frais de transport ont totalisé 10,7 pour cent et les soins médicaux et d'hygiène 10,3 pour cent.
Lors de son allocution de mercredi, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la République, le Président Zine El Abidine Ben Ali a appelé les banques tunisiennes à étendre la durée maximale de remboursement des prêts au logement, la faisant passer à 25 ans au lieu de 20 ans actuellement.
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